[Chronique] Nine Inch Nails en concert à l’Olympia, Paris, le 25 juin 2018

Si tu passes par ici depuis longtemps, tu sais que j’affectionne tout particulièrement le groupe Nine Inch Nails, que j’écoute depuis ma tendre enfance. J’essaie de ne jamais louper les rares tournées de la formation de Trent Reznor, il était donc impossible pour moi de manquer le concert à l’Olympia de Paris le 25 juin dernier.

Nine Inch Nails - Chronique du concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018

Ce concert est marqué par une mise en vente assez peu claire pour le plus grand nombre, où la totalité des places furent vendues lors de la fameuse « pré-vente » nin.com deux jours avant l’ouverture officielle. Largement déroutant pour ceux qui sont passés à côté, il n’était pas rare de voir des reventes de billets à plus de 300 Euros sur des sites peu fiables comme Viagogo.
Bref, il fallait donc être suffisamment informé pour avoir sa place, et c’est comme souvent direction la fosse pour ma part. L’Olympia est une superbe petite salle, permettant d’être au plus près du groupe même en étant au fond. J’avais eu l’occasion d’assister aux deux concerts de NIN dans cet endroit en 2007 (avec un passage en after-show avec le groupe) et l’année dernière pour Deftones. Et après mon dernier show complètement dingue vécu en 2014 en Autriche, 4 ans d’attente se terminent enfin.

Nine Inch Nails - Chronique du concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018

Arrivée sur les coups de 19h30, par flemme de patienter en plein soleil comme l’ont fait une trentaine de personnes dès midi, et passage obligé par la boutique du groupe. Quelques t-shirts inédits avec la date de l’événement, ainsi que des affiches à tirage limité. Je ne prendrai rien, on verra à la sortie. L’attente commence, je suis au milieu de la fosse sur le côté gauche.
J’en profite pour regarder un peu la population présente. Beaucoup de vêtements noirs, un mec devant moi porte même un t-shirt Nothing Records datant de l’époque de la sortie de The Fragile, et on peut dire qu’il est pas mal passé en machine. Evidemment, large majorité de hauts Nine Inch Nails rappelant les différentes périodes du groupe. Un peu comme si porter le millésime le plus ancien impose d’emblée une forme de respect.

Nine Inch Nails - Boutique du concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018

Les lumières s’éteignent et la première partie commence. Ce n’est pas fou-fou, ça ressemble beaucoup à Air. Je ne dis pas que le groupe est mauvais, mais dans un autre contexte ça aurait pu le faire. On est bien loin d’une première partie comme Alec Empire en 2009, ou Cold Cave en 2014. Le groupe d’ouverture se retire après une petite heure et c’est vers 21h30 que les hostilités commencent enfin.

Nine Inch Nails Live - Concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018

L’intro Pinion mélangée à Eater Of Dreams résonne, je m’attendais à un truc violent d’emblée et c’est un peu l’opposée avec Me I’m Not de l’époque Year Zéro. Plutôt calme pour commencer, et on reste à peu près dans le même tempo avec Sanctified. Cela permet de voir chaque membre du groupe à sa place, avec pour la première fois Atticus Ross, situé à droite de Trent Reznor au premier plan. Le guitariste Robin Finck est à l’autre extrémité de la scène, et dans le fond nous retrouvons comme d’habitude Ilan Rubin à la batterie, et Alessandro Cortini aux machines.

Puis d’un coup, on passe aux choses sérieuses avec le très motivant Wish, et c’était prévisible, tout le monde se bouscule et se saute dessus. J’en profite, comme souvent sur ce genre de titre, pour avancer sans trop de difficultés en suivant un fou furieux et je me retrouve presque contre la barrière.
C’est une occasion qui aura son revers : ce mec complètement alcoolisé commence à avoir un comportement très violent et me donnera par deux fois un coup de tête, et ma riposte au niveau de ses jambes n’aura rien fait. Le jeune homme, américain vraisemblablement, s’accroche aux cheveux des filles, donne des coups aux visages des personnes autour de lui avant de s’excuser pour ensuite recommencer, entraînant une véritable bagarre. Fort heureusement, cet énergumène est sorti manu-militari par la sécurité pendant Reptile, même Trent Reznor contemple la scène comme on peut le voir sur un extrait de ma vidéo relayée par NinNewsFR.

Nine Inch Nails Live - Concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018

Cela permet enfin de se concentrer de nouveau sur le concert, et de profiter de Reptile qui est l’une de mes chansons préférées. Arrivent ensuite Shit MirrorAhead of Ourselves et God Break Down the Door extraits du tout dernier EP sorti officiellement 3 jours auparavant. Je n’étais pas spécialement fan de ces titres sur disque, mais je dois avouer que c’est en live que ça passe le mieux. Ensuite, l’un des morceaux qui, selon moi, sonne comme une parfaite synthèse de NIN sur cette dernière décennie : The Background World. Quelle claque ! J’attendais vraiment que ce titre soit joué, même si c’est dans sa version courte (il fait près de 8 minutes sur disque) !

Puis enchaînement inattendu avec Find My Way, de l’époque Hesitations Marks avant que Reznor dédie le morceau suivant à un « héros » avec I’m Afraid Of American, en référence évidemment à David Bowie. 

Un peu plus tard, c’est avec un hallucinant The Great Destroyer que l’Olympia tremble à nouveau, où la seconde partie du titre est un enchaînement de bruits et de samples contrôlés, parsemés d’extraits de Trump avec Alessandro Cortini & Atticus Ross, seuls sur scène. Le groupe complet revient pour Burning Bright dans une ambiance visuelle rouge oppressante pour ensuite terminer sur les indémodables Hand That Feeds et surtout Head Like A Hole.

Nine Inch Nails Live - Concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018

Le groupe s’éclipse et revient pour son rappel avec The Day The World Went Away amputé de quelques passages et le classique Hurt. C’est terminé pour de bon, les lumières de la salle se rallument sous de longs applaudissements. Toutes les personnes à l’avant de la fosse sont trempées et il est temps de se diriger vers la sortie. Dernier passage vers la boutique officielle, il ne reste évidemment plus aucunes affiches à tirage limité.

Nine Inch Nails Live - Concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018Bref, comme toujours, Nine Inch Nails a délivré un show de qualité, avec une setlist explorant les multiples facettes de ce large répertoire mais tout en donnant une certaine cohérence, laissant un peu tomber les anciens schémas qu’on a pu connaitre auparavant (pas de Closer, pas de March of the Pigs). Ce concert est vraiment passé vite, trop vite, et j’aurai bien envie de me refaire une seconde date …

Nine Inch Nails Live - Concert à l'Olympia, Paris, le 25 Juin 2018J’ai pris quelques photos et vidéos, mais vu les mouvements et l’ambiance, il ne faut pas s’attendre à un truc super propre 🙂

Nine Inch Nails live à l’Olympia 2018 – Setlist

Pinion / The Eater of Dreams
Me, I’m Not
Sanctified
Wish
Letting You
Burn
Piggy
The Lovers
Reptile
Shit Mirror
Ahead of Ourselves
God Break Down the Door
The Background World
Find My Way
I’m Afraid of Americans
Only
Less Than
The Great Destroyer
Burning Bright (Field on Fire)
The Hand That Feeds
Head Like a Hole
—————————————-
The Day the World Went Away
Hurt

3 commentaires à propos de “[Chronique] Nine Inch Nails en concert à l’Olympia, Paris, le 25 juin 2018”

  1. Haha le coup des t-shirts, c’est un truc que j’adore faire en concert.
    Le pire, c’est dans les concerts hardcore, c’est à celui qui aura le t-shirt du groupe le plus bourrin.

    Reptile <3

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