Le MiniDisc, c’était quand même la belle époque !

Je continue sur ma lancée « old-school » car dans quelques mois, cela fera 20 ans que le support MiniDisc fut lancé par Sony (en 1992).

Dans les années 90, posséder un Walkman à cassette était la tendance et se balader avec un Discman n’était pas donné à tout le monde, d’autant plus que se trimbaler avec plusieurs cds n’était pas réellement pratique.
C’est avec l’arrivée de ce dernier et le passage à la qualité « numérique » que les gens commençaient à en avoir assez de se faire des compils sur des pauvres cassettes à la qualité sonore très instable. Les premiers graveurs de cd étaient hors-de-prix, et c’est là que le constructeur japonais intervient en  proposant au grand public un nouveau support numérique miniature, basé sur la compression des données avec la technologie ATRAC.

Il était ainsi possible de se faire ses propres enregistrements sans aucune perte de qualité par rapport à la source originale, le tout avec une platine dediée, ou même (et c’est là le plus interessant) un Walkman MiniDisc portable, sur un support de 74 ou 80 minutes en stéréo et le double en mono.

Au fil des années, le constructeur améliora son produit en intégrant par exemple la radio FM/AM sur certains modèles de Walkman MD, mais aussi avec la fonction LP2/LP4 qui permettait de gagner encore de la place en compressant un peu les données.
Il était ainsi possible d’avoir jusqu’à 5h (320 minutes en LP4) de son sur un seul MD, évidemment la qualité était moyenne mais le LP2 et ses 160 minutes offrait un bon compromis, un peu comme le 160 kbps d’un MP3.
Je me faisais donc un MD avec plusieurs albums d’un même groupe, ou même des méga compils avec usage abusif du shuffle.
En plus de ça, l’autonomie de la bestiole était assez impressionnante : jusqu’à 80h sans recharger ou changer la pile !

Dans les années 2000, le lecteur MP3 n’était pas encore si répandu qu’aujourd’hui et on voyait de plus en plus de MD dans la cour du lycée, même si ce produit avait un certain côté élitiste, à l’époque c’était ça ou le gros lecteur cd portable pas pratique du tout.

L’arrivée en force du mp3 et de la musique dématérialisée marqua globalement la fin du support Mini Disc malgré les derniers efforts de Sony avec le mode LP2/LP4, la possibilité de transférer des MP3 directement sur un MD depuis un PC, ou encore de MD de très grande capacité (Hi-MD, environ 1go par disque).
Le constructeur Japonais a d’ailleurs annoncé récemment qu’il arrêtait officiellement toute production de Mini Disc dans le monde.

Malgré tout, il n’est pas rare de voir encore aujourd’hui des bootlegs de concerts récents enregistrés à partir du support MiniDisc, très pratique couplé avec un micro stéréo.

Mes Walkmans MD
MZ NF-810 (photos ci-dessus)
MZ R-500
MZ R-90

4 commentaires à propos de “Le MiniDisc, c’était quand même la belle époque !”

  1. Mon souvenir du minidisk c’est qu’il était très apprécié des musiciens, mais je n’ai jamais adhéré, propriétaire et fermé, comme leur futur abandon de leur clone de la grosse ipoude a molette, beaucoup trop peu d’espace disque à mon gout, et très vite démodé par le mp3.

  2. C’est vrai que le mp3 a amené le MD ainsi que le format ATRAC vers la fin.
    N’empêche que dans le début des années 2000, je n’avais rien trouvé de mieux pour ne pas me trimbaler avec 30 cds sur moi.

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